La petite histoire du chanvre

La petite histoire du CBD

 Source : https://blog.bulletproof.com/cbd-oil-benefits-effects/

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Le chanvre : cette plante qui ne date pas d’hier

En Chine, on retrouve des traces de sa culture, sur des céramiques et autres objets décoratifs, déjà en 8500 av. JC ! Il était utilisé pour sa fibre très résistantes notamment. Plus surprenant, on retrouve d’autres traces plus anciennes de sa culture, à différents endroits du globe, et à la même période : dans des foyers préhistoriques en Europe de l’Est, en Asie, et même au Japon !

Le chanvre, plante ancestrale, était cultivé pour ses fibres et ses graines riches en acides gras et minéraux. Aujourd’hui on sait aussi que l’apport du chanvre en Omega3 Omega6 est riche et parfaitement équilibré (3:1).

Des papyrus provenants de l’Égypte Antique et datants de 1500 av. JC ont également été retrouvés, et on y mentionne l’utilisation d’huile de graines de chanvre (chènevis) pour traiter les inflammations vaginales. Et même dans le plus vieux traité de médecine chinois, on évoque son utilisation, il y était classé comme“drogue de catégorie supérieure destinée à prolonger la vie”, rien que ça.

Ce n’est que bien plus tard qu’on découvrira un plus grand potentiel à cette plante. En effet, pendant le Moyen-Âge, on cultive plus intensément le chanvre pour les vêtements et la marine (cordages et voiles). Certains historiens rapportent qu’ « un navire de taille moyenne utilisait 60 à 80 tonnes de chanvre sous forme de cordages et 6 à 8 tonnes sous forme de voile, par an. ». Dès lors, on comprend mieux l’importance et l’aspect stratégique de cette ressource ! Le chanvre s’est donc tranquillement répandu à travers le monde, et sa culture s’est faite de plus en plus intensive, au fur et à mesure que l’on découvrait de nouvelles applications. Par exemple, on peut l’utiliser aujourd’hui comme écocarburant.

Un contexte mondial différent

Son essor se fait mondial très tôt dans l’Histoire. Se cultivant à travers tout le globe, certains états l’interdisent pour ses effets “cannabiques”, parfois en même temps qu’ils promeuvent sa culture en faveur de l’industrie : une situation complexe à gérer. Tandis que certains états vont l’autoriser totalement, d’autres vont aussi le refuser totalement, ou changer sa législation au fil du temps. Par exemple, il était obligatoire de cultiver du cannabis chez soi aux États-Unis, au début du XXe siècle (en cas de besoin de l’état), puis il a été totalement prohibé, et aujourd’hui il réapparait légal dans de nombreux états avec de nouveaux arguments…


 source : https://www.gardenmotherherbs.com/events/medical-cannabis-cbd-101/cbd-molecule/

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La découverte du CBD

En résumé, on peut dire qu’il était globalement autorisé pour ses fibres et son apport nutritionnel dans le monde, et parfois pour sa consommation en tant que “substance vertueuse” mais souvent interdit pour son utilisation récréative.

Tandis qu’aujourd’hui, pour des raisons de santé publique et d’économie, beaucoup d’états envisagent ou ont déjà passé le cap de la régulation, et particulièrement grâce aux découvertes de la médecine moderne !

Le cannabidiol (CBD) est d’abord découvert en 1940, isolé par le professeur Adams. En revanche, il faudra attendre la fin des années 60 pour découvrir sa structure et commencer à comprendre le potentiel de son action.

La multiplication des études réalisées sur le cannabis s’accélère à partir de la moitié du XXe siècle, et la médecine moderne lui attribue de plus en plus de vertus. Elle découvre l’effet du CBD sur de nombreux récepteurs, son pouvoir sur le système de la récompense ou encore sur les récepteurs impliqués dans la sensation de douleur. De manière générale, les scientifiques lui attribuent un effet “apaisant” contre les douleurs et les inflammations. Nativus n’étant pas spécialiste de santé, nous ne revendiquons aucune vertu thérapeutique du CBD, et n’encourageons pas à sa consommation pour aucune affection. En revanche, si vous désirez un avis médical sur le sujet, nous vous recommandons vivement de demander directement à votre médecin ou de vous renseigner sur toutes les études disponibles sur le cannabis, le CBD ou le THC, en cliquant ici.

Des recherches récentes montrent qu’il peut parfois être utilisé dans des cas de cancers, d’épilepsie ou d’autres problèmes moteurs comme Parkinson. Beaucoup de pays commercialisent des médicaments contenant des extraits de cannabis, comme dans le Sativex qui est le plus connu.

La législation autour du CBD

Aux États-Unis, déjà 8 états l’autorisent. Voici une carte qui résume la situation outre atlantique au 1er Janvier 2018 (source LeFigaro) :

 carte de la législation du cannabis aux états-unis, source lefigaro

carte de la législation du cannabis aux états-unis, source lefigaro

Dans l’Union Européenne, sa commercialisation est autorisée, dès lors que la teneur en THC contenue dans la plante n’excède pas 0,3%. En revanche, la France semble être la seule à faire exception sur cette règle, car elle interdit la plante dès lors que sa teneur en THC dépasse les 0,2%. Par ailleurs, la MILDECA (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives), a promulgué un rappel à la loi bien sévère le 11 Juin 2018. Celui-ci interprète la loi en faveur d’une interdiction totale dès lors qu’il y a présence de THC, sans tolérance selon les produits, sauf pour les tiges et graines de la plante. Alors, le CBD est-il vraiment légal en France ?

Ce rappel entre en contradiction avec les lois européennes du commerce, qui veulent que les pays aient accès à la libre concurrence, ce qui n’est actuellement pas tout à fait le cas en France. De plus, tous les produits issus du cannabis sont susceptibles de contenir des quantités moindres de THC, même les isolants industriels ou les fibres pour les vêtements ! Alors, faut-il tout interdire, faut-il une tolérance, faut-il tout règlementer ? Nous n’avons pas de réponse à ces questions. Nous savons simplement que la ministre de la santé Agnès Buzin, a récemment indiquer qu’une législation préciserait prochainement les modalités de commercialisation ou d’interdiction du CBD.

Alors qu’il n’est pas classé comme substance stupéfiante par l’ONU, et que l’agence mondiale anti-dopage a retiré le CBD des substances dopantes en Août 2016, certains élus français voudraient encore le classer comme substance vénéneuse.

La mauvaise image du cannabis véhiculée par les États-Unis au début du XXe siècle, est en grande partie responsable de se réputation actuelle dans notre pays (c’est pour dégrader l’image du cannabis qu’ils inventèrent le mot ‘Marijuana’). Et c’est en partie pour cela que beaucoup de politiques ne veulent pas aborder son sujet.

Pourtant cette année, le Canada aura été le second pays à accepté à 100% le cannabis dans sa législation. Et ce sera bientôt au Liban de suivre cette voie, puis au Royaume-Uni !

Espérons que l’accès au CBD sera autorisé en France comme ailleurs. Un grand mouvement semble lancé.

Jordan Janisson